ࡱ> zaM-*chHH( ( WF/ 0|DArialasRomanTT0uܖ 0ܖDGaramondRomanTT0uܖ 0ܖ DTimes New RomanTT0uܖ 0ܖ0DWingdingsRomanTT0uܖ 0ܖ@DVerdanasRomanTT0uܖ 0ܖ" A .  @n?" dd@  @@``  8t****21// ..5    HH,,  ()  GG  %&*,-./02:<=>?ABDEF,r$M-*chHHi 0AA@8/C0DJHi ʚ;ʚ;g4<d<dT 0Hppp@  <4dddd x 0Tl___PPT10L pp47___PPT9jb7J? %O  ={9}Rseau des Instances de Rgulation Mditerranennes SEMINAIRE EDUCATION AUX MEDIAS ET PROTECTION DES JEUNES PUBLICSL~6  ;6 - 1re session - L ducation aux mdias entre logique de march et protection de l enfance Analyse sous l angle du rgulateur audiovisuel au Maroc DZX.  L lment qui rgit l usage de la tlvision, et de n importe quel autre mdia, est la thorie ducative utilise l intrieur du modle . Francisco J. Garcs T. l poque du numrique, l ducation aux mdias joue un rle essentiel pour assurer l mergence d une citoyennet pleine et active. Aujourd hui, savoir lire et crire, c est--dire l alphabtisation traditionnelle, ne suffit plus. Chacun, jeune ou moins jeune, doit se familiariser avec le nouvel environnement numrique qui nous entoure. Et pour y parvenir, il est plus important d informer et d duquer sans relche que de lgifrer . Viviane RedingPPPPPh/La problmatique   L enfant est devenu une cible privilgie du march des mdias et de la publicit. L enfant dans l environnement mdiatique est un acteur souvent nglig par les pouvoirs publics mais toujours cibl par le march. Depuis plus d une dcennie, les chanes thmatiques jeunesse se sont dveloppes. Mais ces chanes sont souvent prives, l Etat n ayant gnralement pas souhait encourager le dveloppement de chanes publiques de ce genre (sauf en Allemagne ou au Royaume Uni). La diversit et la qualit de l offre: les chanes thmatiques se refusent donner une dimension ducative leurs programmes et privilgient la fiction.PPZPi0La problmatique  P Le dsengagement de l Etat et l abandon d une mission de service public dans le secteur des programmes jeunesse a souvent t motiv par l adhsion l ide que le dveloppement du march pouvait y suppler. Or le march ne produit pas naturellement la diversit des contenus escompte d autant que ce secteur est soumis, plus que le secteur des programmes pour adultes, la concurrence internationale. Subissant la domination de productions anglo-saxonnes ou japonaises qui visent un march mondial, il a tendance proposer des programmes faible valeur culturelle. L ducation aux mdias devient alors partie intgrante d une stratgie visant crer des citoyens-consommateurs qui se comportent comme il faut et connaissent leurs limites. L ensemble reflte le passage d une activit rglementaire publique l autorgulation individuelle que nous observons dans nombre de domaines de la politique sociale actuelle.2PCej1La problmatique   Aujourd hui, l arne mdiatique constitue la fois une chance et un dfi pour l industrie des mdias, car elle est vaste et peuple de jeunes, qui reprsentent un puissant moteur pour le march. Les problmes qui se posent ici - d un point de vue ducatif - concernent la qualit des contenus, la quantit de l accs et les actions marketing visant atteindre les adultes en se servant des jeunes comme cibles. L ducation aux mdias pourrait tre, pour eux, l occasion idale de dvelopper un modle d autorgulation capable de trouver un juste quilibre entre les dimensions ducative et commerciale. ePeZ%/L'ducation aux mdias -EAM- (mdia literacy) 00  Depuis la Dclaration de Grnvald en 1982, l'UNESCO invite rgulirement les gouvernements mettre en place rapidement des programmes intgrs d'ducation aux mdias s'tendant du niveau pr-scolaire l'universit et l'ducation des adultes et visant dvelopper les connaissances, les techniques et les attitudes propres favoriser le dveloppement d'une conscience critique et par consquent d'une comptence plus grande parmi les utilisateurs des mdias lectroniques et imprims. Idalement ces programmes devraient aller de l'analyse du contenu des mdias jusqu' l'emploi des instruments d'expression cratrice, en passant par l'utilisation des canaux de communication disponibles fonde sur une participation active. ^Z !Q_, [&3L'ducation par les mdias -EPM- (mdia learning) 44  Les mdias audiovisuels, et la tlvision en particulier, sont un facteur de transformation de liens intergnrationnels et modifient ainsi le rapport entre parents et enfants ou enfants et enseignants. Cette confusion entre les rles des uns et des autres influence galement les processus d'apprentissage et l'apprhension de la socit en gnral. Il est possible d identifier six domaines sur lesquels les mdias pourraient avoir un impact, notamment chez l'enfant : - Attitude envers les personnes d'origines diffrentes - Attitude pro-sociale - Reprsentation mentale et crativit - Agressivit - Autorgulation - Apprentissage Bien utilise, la tlvision peut tre un outil favorisant l'acquisition de connaissances. gPPpPay\\'"L'ducation aux et par les mdias ## Z Il ne peut y avoir d ducation par les mdia sans ducation aux mdias, dont les enjeux et objectifs respectifs, dsormais inextricables au regard de la convergence, sont : - La rversibilit du statut de producteur/consommateur : le cSur mme de l EAM (comprendre et produire pour apprendre lire) - La transformation du processus mme d information: l inform devient informateur potentiel (ncessit renforce de l EPM) bZZ}zk3La tlvision ducative  DQuelques exemples intressants - En Angleterre (BBC Education, Channel Four, l'Open University) - En Allemagne (le programme de formation des enfants au bon usage des mdias, le Tellekolleg , l'information pour les enfants : Logo) - Aux Pays-Bas (la NOT, Kindernet, la tlvision ducative pour adultes) - Aux Etats-Unis (les programmes ducatifs du rseau Public Broadcasting System -PBS-, les chanes ducatives sur le cble) - Au Canada (The Knowledge Network, Access Network, TV Ontario) - Au Japon (la chane NHK-Kyolku, l'Universit radio tldiffuse) EZ 6  ?q :;tW X G f H ? %l4-Le cas de la tlvision publique Arrabia .. #X ARRABI vhicule et cultive une vision citoyenne et moderne de l ducation de l enseignement et de la formation travers des missions consacres au soutien scolaire, l alphabtisation, la formation professionnelle l panouissement de la personnalit et la valorisation des facults de rflexion et d analyse. Elle propose une programmation thmatique, diversifie, axe sur l ducation, la culture et le divertissement du public le plus large, spcialement le plus jeune; en diffusant notamment chaque semaine, en moyenne annuelle : - au moins 7 missions sous forme de reportages ou de documentaires - au moins 5 programmes de soutien scolaire destination des diffrentes catgories d ges et divers niveaux scolaires - au moins 5 missions consacres la vie quotidienne, la sant, l environnement, l ducation civique, la religion, la consommation, la prvention routire, les occupations mnagres. - au moins 5 heures des programmes destins aux enfants, aux heures o ce public est disponible, en tenant compte des congs scolaires.<->ROLa rgulation audiovisuelle, le mdia ducatif et la protection du jeune publicPP  Les programmes dont il est question doivent-ils tre considrs comme appartenant la sphre des contenus rgulables et tre ce titre encadrs comme le sont les missions politiques et publicitaires, ou au contraire ne relvent-ils que de la libre ditorialisation des services ? Quoi qu il en soit, la rgulation de l audiovisuel ne vise gnralement pas la qualit et la thmatique des contenus en tant que tel. Ce domaine relve soit de la libert ditoriale des diteurs de services, soit de la stratgie gouvernementale dans le cadre des missions de service public. <LI]!OLa rgulation audiovisuelle, le mdia ducatif et la protection du jeune publicPP V Par consquent, la rgulation audiovisuelle ne peut intervenir sur les programmes ducatifs qu posteriori et seulement via des catgories juridiques bien tablies tel que notamment : - la protection du jeune public - la dontologie des programmes - la publicit et le placement de produit H,a S9La protection du jeune public au Maroc Principes gnraux::  Si la libert ditoriale est un droit, elle ne saurait s exercer au dtriment d autres droits tout aussi fondamentaux, tels que le droit du jeune public tre protg de tout ce qui risquerait de nuire son quilibre psychologique et sa sant mentale ou physique. La mission de la HACA est donc principalement de contrler, aprs diffusion d un programme par un oprateur, le respect des dispositions lgales, rglementaires et contractuelles en vigueur. `$<La protection du jeune public au Maroc Les textes juridiques==  Cette dmarche s inscrit en complment de loi fondamentale du Maroc, des traits internationaux qu il a signs et ratifis, de son code pnal, de la loi n77-03 relative la communication audiovisuelle, ainsi que des cahiers des charges des oprateurs, qui noncent les rgles et principes destins garantir la protection du jeune public dans les mdias audiovisuels. Ces derniers se rapportant principalement la grille des programmes, leurs contenus, aux heures de diffusion, l utilisation des signaltiques, au respect de la vie prive et de l anonymat des mineurs en situation difficile prsents l antenne et la mise en place d organes de suivi en interne (Commission Consultative de Dontologie des Programmes et Comit de Visionnage). VPsm5HLa protection du jeune public au Maroc Les principales dcisions du CSCAII  La dcision n 25-07, du 03 octobre 2007, ordonnant l arrt de la diffusion du spot publicitaire faisant la promotion de la gaufrette TAGGER : le rgulateur a consacr un principes jurisprudentiel clair et prcis, selon lequel les spots publicitaire ne doivent jamais contenir des scnes donnant aux mineurs un mauvais exemple de la manire de se comporter vis--vis de leurs professeurs au sein des tablissements d enseignement, ou bien encore, les inciter manquer au respect d envers le corps enseignant, notamment en utilisant des lments successibles d exploiter l inexprience et la crdulit des enfants et des adolescents et ce, en associant la consommation d un produit l insouciance de l tudiant. dP:n6HLa protection du jeune public au Maroc Les principales dcisions du CSCAII " Dcision du CSCA n 36-10, du 1er juin 2010, relative au non respect des dispositions rgissant la protection du jeune public et la couverture des procdures judiciaires dans l mission Bissaraha diffuse sur les services radiophoniques Radio plus Marrakech et Radio plus Agadir : Le rgulateur a considr que le fait de rveiller un enfant en situation difficile - ayant t victime d abus sexuels - de son sommeil une heure tardive sur insistance de l animateur, le soumettant, de surcroit, un interrogatoire et le poussant tmoigner et relater tous les dtails inhrents aux abus dont il a t victime, constitue une manire de ressusciter en ce mme enfant une souffrance psychologique ne desdits abus, exposant ainsi sa sant psychique au danger. LP' I_#ILa protection du jeune public au Maroc Le guide, une approche pdagogiqueJJ  Consciente ce sujet de l importance du contrle parental, la Haute Autorit a publi en 2006 un guide, l attention des diffrents intervenants concerns par la multitude des thmatiques potentiellement dangereuses pour le jeune public et la diversit des types d infractions (horaires de diffusion inadapts, dfauts d application de la signaltique, sous classification des programmes& ), qui pose la question de la gravit de la sanction et de l opportunit, pour certains types de dpassements, d une approche base sur le dialogue et l accompagnement au dtriment de la sanction. (SPRo7CLa protection du jeune public au Maroc Le groupe de travail du CSCADD  Pour adopter une dmarche constructive, le groupe de travail Protection du Jeune Public planche actuellement sur : La consistance et l origine du problme Les pistes de solutions Les actions concrtes promouvoir Les rles respectifs des diffrents intervenants (mdias, rgulateur, gouvernement, socit civile, parents& ) L ide maitresse est que le rgulateur doit rflchir aux moyens de s investir davantage dans l ducation aux mdias, sans outrepasser ses prrogatives. En effet, il faut se souvenir que : La protection du jeune public et l ducation aux mdias, sont avant tout un travail d quipe wP-P-PP]-PPwc@cc c  c  c ] f J$Le rle des rseaux : le cas du RIRM%%(Le rle des rseaux (gouvernementaux, de radiodiffuseurs, de producteurs, de rgulateurs, acadmiques, de la socit civile& ) apparat comme fondamental, comme le dmontrent les cas de la COPEAM et de l ASBU. Dans le domaine de la rgulation audiovisuelle par exemple, le RIRM s est rvl tre une plateforme privilgie pour : Un change plus fructueux de savoir-faire en matire de rgulation audiovisuelle entre les deux rives de la Mare Nostrum. Une comparaison constructive entre les diffrentes manires de faire en la matire. Une entraide mutuelle en vue de faciliter la transition vers la libralisation des secteurs audiovisuels des pays du Sud. En ce sens, le RIRM est considr par l ensemble de ses membres comme un puissant outil pour le dialogue mdiatique audiovisuel dans le pourtour mditerranen (et un exemple suivre dans d autres domaines) KZZIZZZZK  f fK2La Dclaration de rgulation des contenus du RIRM 33( Comme exemple des ralisations obtenues dans le cadre du RIRM, au regard de la protection du jeune public, il convient de citer la dclaration de rgulation des contenus, prsente lors de la 9me runion du RIRM Marrakech en novembre 2007, et adopte lors de la 10me runion du rseau qui s'est tenue Reggio Calabria les 2 et 3 octobre 2008. . Cette dclaration vise convenir de principes dontologiques communs auxquelles les instances de rgulation mditerranennes s engagent sensibiliser les diteurs de services, selon les attributions reconnues chacune d elles et, notamment, servir de rfrentiel supplmentaire pour un contenu dans les chanes de tlvision diffuses par voie satellitaire respectueux des valeurs et des principes prcits . N_ZZZ|,4c,  Plutt que de condamner ou d approuver l incontestable pouvoir des mdias, force est d accepter comme un fait tabli l impact significatif qui est le leur et leur propagation travers le monde et de reconnatre en mme temps qu ils constituent un lment important de la culture dans le monde contemporain (& ) Les systmes politiques et ducatifs doivent assumer les obligations qui leur reviennent pour promouvoir chez les citoyens une comprhension critique des phnomnes de communication . Dclaration de GrnwaldBZZI  0  0` fxf` f` w?/1D` ffnk3juf` om.~.%s]` HT33}p` iͻwK` ĭt`2s` X1T=>?" dd@,?" dd@   " @ `"  n?" dd@   @@``PR    @ ` `6p>> ,+_+(  P&Z  # "  TA2 @ "I I    B CDE0F:  (e   80`(@`"h 0  Ba CDE<FF  X@'(9"?Echo,u$"zhb\Q3#AlYNkHqBqvL( 0BNTf~n\JD>8,&8VtT  *T P4n:h@h^hbP>l,'&MDhzY(:Lh^VjE|9-39?EVh4q|*jF4(8Pbb @vlTNN` ` 9a   $@`"    s BCDExFy @  #y5P_M8eph4XX$pT@HJ(#kHpw=@@"  BCxDE@FJ $6H`el/xxr`NH"$@`" %   BCxDE0F:  *BZflBxx<@`"Y |    NBCDExF   $Mx+`0  *6NTlA>@@`",?$   BC2DEF 110 ,20Tlx~s~ f>Z\TnNtHzB<tD *6<<B[T7l~r00dh@`"\- $   BX CqDEF $066666<cB9N YekqwhD2,,2 2%21 CI=+y=w7`IHU6a0g*ggmmssmmjmGmsyyoE3( hVD!'[9+KQWi~l`Z *TOuW9!28 > \ i#| <f3Kiu}`BvXA5))#A)Y5e;kAqRqdk|ke_0_lYYSSSMA/%2Jc\E9Uo+ X X <X ( $$dh@`" b~    s JB&CDEXFby @ 1q &&$ *6<BT~q1S.0@`">@@   ~BCDEFѭ  @`"jk>  s BCDEFy @ --L*TZfxs2 Y51$7 Ias sa5OM=e7+ &8JmxZ@<d*u$?[\@"?  s B>CDEFy @ ;/>* @"}    s B# CDEFy @ eew-Wxm>7YIMdT7]a[P2&>U 0o ~ ] <.(xZB0$*"BL\ Z  #  T  T:$  U}$_0G<;B5BNf%fZ<l|N{xIQr4m@`"b #   RB CCDEtF~  + ` B H6  % = O V O +    Z $  {~uxjf@B(H:l:l:l:r@rf l l (Z @< L L4{^4z J>,sD, 2Pagam>nFv"y|DJJ8 we_ Y2Y8k>wPn }kvMF5uE:PX pvvjHLF>\ f$ :\Rj|L< ~Dz   #9)c;|M_kqwwu}cQKQWi|+=CG=}+Dsqk w< _T ;` ` ` ` r     ^ (= O V V  v +@`"   < " `}  ['Cliquez pour modifier le style du titre( (  6 #" `` `  @*   6@ #" ``   B*   6 #" `` `  B* H  0 " `  vCliquez pour modifier les styles du texte du masque Deuxime niveau Troisime niveau Quatrime niveau Cinquime niveau4 wz  bA ޽h ?Dark horizontal ffnk3juf___PPT10i.c  =+D=' c= @B +  Travail d'quipe, C 0 ++  +(  P&Z  # "  TA2 @ "I I    B CDE0F:  (e   80`(@`"h 0  Ba CDE<FF  X@'(9"?Echo,u$"zhb\Q3#AlYNkHqBqvL( 0BNTf~n\JD>8,&8VtT  *T P4n:h@h^hbP>l,'&MDhzY(:Lh^VjE|9-39?EVh4q|*jF4(8Pbb @vlTNN` ` 9a   $@`"    s BCDExFy @  #y5P_M8eph4XX$pT@HJ(#kHpw=@@"  BCxDE@FJ $6H`el/xxr`NH"$@`" %   BCxDE0F:  *BZflBxx<@`"Y |    NBCDExF   $Mx+`0  *6NTlA>@@`",?$   BC2DEF 110 ,20Tlx~s~ f>Z\TnNtHzB<tD *6<<B[T7l~r00dh@`"\- $   BX CqDEF $066666<cB9N YekqwhD2,,2 2%21 CI=+y=w7`IHU6a0g*ggmmssmmjmGmsyyoE3( hVD!'[9+KQWi~l`Z *TOuW9!28 > \ i#| <f3Kiu}`BvXA5))#A)Y5e;kAqRqdk|ke_0_lYYSSSMA/%2Jc\E9Uo+ X X <X ( $$dh@`" b~    s JB&CDEXFby @ 1q &&$ *6<BT~q1S.0@`">@@   ~BCDEFѭ  @`"jk>  s BCDEFy @ --L*TZfxs2 Y51$7 Ias sa5OM=e7+ &8JmxZ@<d*u$?[\@"? 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Mais ces chanes sont souvent prives, l Etat n ayant gnralement pas souhait encourager le dveloppement de chanes publiques de ce genre (sauf en Allemagne ou au Royaume Uni). La diversit et la qualit de l offre: les chanes thmatiques se refusent donner une dimension ducative leurs programmes et privilgient la fiction.PPZPi0La problmatique  P Le dsengagement de l Etat et l abandon d une mission de service public dans le secteur des programmes jeunesse a souvent t motiv par l adhsion l ide que le dveloppement du march pouvait y suppler. Or le march ne produit pas naturellement la diversit escompte des contenus d autant que ce secteur est soumis, plus que le secteur des programmes pour adultes, la concurrence internationale. Subissant la domination de productions anglo-saxonnes ou japonaises qui visent un march mondial, il a tendance proposer des programmes faible valeur culturelle. L ducation aux mdias devient alors partie intgrante d une stratgie visant crer des citoyens-consommateurs qui se comportent comme il faut et connaissent leurs limites. L ensemble reflte le passage d une activit rglementaire publique l autorgulation individuelle que nous observons dans nombre de domaines de la politique sociale actuelle.2PCe,   j1La problmatique   Aujourd hui, l arne mdiatique constitue la fois une chance et un dfi pour l industrie des mdias, car elle est vaste et peuple de jeunes, qui reprsentent un puissant moteur pour le march. Les problmes qui se posent ici - d un point de vue ducatif - concernent la qualit des contenus, la quantit de l accs et les actions marketing visant atteindre les adultes en se servant des jeunes comme cibles. L ducation aux mdias pourrait tre, pour eux, l occasion idale de dvelopper un modle d autorgulation capable de trouver un juste quilibre entre les dimensions ducative et commerciale. ePeZ%/L'ducation aux mdias -EAM- (mdia literacy) 00  Depuis la Dclaration de Grnvald en 1982, l'UNESCO invite rgulirement les gouvernements mettre en place rapidement des programmes intgrs d'ducation aux mdias s'tendant du niveau pr-scolaire l'universit et l'ducation des adultes et visant dvelopper les connaissances, les techniques et les attitudes propres favoriser le dveloppement d'une conscience critique et par consquent d'une comptence plus grande parmi les utilisateurs des mdias lectroniques et imprims. Idalement ces programmes devraient aller de l'analyse du contenu des mdias jusqu' l'emploi des instruments d'expression cratrice, en passant par l'utilisation des canaux de communication disponibles fonde sur une participation active. ^Z !Q_, [&3L'ducation par les mdias -EPM- (mdia learning) 44  Les mdias audiovisuels, et la tlvision en particulier, sont un facteur de transformation de liens intergnrationnels et modifient ainsi le rapport entre parents et enfants ou enfants et enseignants. Cette confusion entre les rles des uns et des autres influence galement les processus d'apprentissage et l'apprhension de la socit en gnral. Il est possible d identifier six domaines sur lesquels les mdias pourraient avoir un impact, notamment chez l'enfant : - Attitude envers les personnes d'origines diffrentes - Attitude pro-sociale - Reprsentation mentale et crativit - Agressivit - Autorgulation - Apprentissage Bien utilise, la tlvision peut tre un outil favorisant l'acquisition de connaissances. gPPpPay\\'"L'ducation aux et par les mdias ## Z Il ne peut y avoir d ducation par les mdia sans ducation aux mdias, dont les enjeux et objectifs respectifs, dsormais inextricables au regard de la convergence, sont : - La rversibilit du statut de producteur/consommateur : le cSur mme de l EAM (comprendre et produire pour apprendre lire) - La transformation du processus mme d information: l inform devient informateur potentiel (ncessit renforce de l EPM) bZZ}zk3La tlvision ducative  DQuelques exemples intressants - En Angleterre (BBC Education, Channel Four, l'Open University) - En Allemagne (le programme de formation des enfants au bon usage des mdias, le Tellekolleg , l'information pour les enfants : Logo) - Aux Pays-Bas (la NOT, Kindernet, la tlvision ducative pour adultes) - Aux Etats-Unis (les programmes ducatifs du rseau Public Broadcasting System -PBS-, les chanes ducatives sur le cble) - Au Canada (The Knowledge Network, Access Network, TV Ontario) - Au Japon (la chane NHK-Kyolku, l'Universit radio tldiffuse) EZ 6  ?q       !"#$%()*:;tW X G f H ? %l4-Le cas de la tlvision publique Arrabia .. #X ARRABI vhicule et cultive une vision citoyenne et moderne de l ducation de l enseignement et de la formation travers des missions consacres au soutien scolaire, l alphabtisation, la formation professionnelle l panouissement de la personnalit et la valorisation des facults de rflexion et d analyse. Elle propose une programmation thmatique, diversifie, axe sur l ducation, la culture et le divertissement du public le plus large, spcialement le plus jeune; en diffusant notamment chaque semaine, en moyenne annuelle : - au moins 7 missions sous forme de reportages ou de documentaires - au moins 5 programmes de soutien scolaire destination des diffrentes catgories d ges et divers niveaux scolaires - au moins 5 missions consacres la vie quotidienne, la sant, l environnement, l ducation civique, la religion, la consommation, la prvention routire, les occupations mnagres. - au moins 5 heures des programmes destins aux enfants, aux heures o ce public est disponible, en tenant compte des congs scolaires.<->ROLa rgulation audiovisuelle, le mdia ducatif et la protection du jeune publicPP  Les programmes dont il est question doivent-ils tre considrs comme appartenant la sphre des contenus rgulables et tre ce titre encadrs comme le sont les missions politiques et publicitaires, ou au contraire ne relvent-ils que de la libre ditorialisation des services ? Quoi qu il en soit, la rgulation de l audiovisuel ne vise gnralement pas la qualit et la thmatique des contenus en tant que tel. Ce domaine relve soit de la libert ditoriale des diteurs de services, soit de la stratgie gouvernementale dans le cadre des missions de service public. <LI]!OLa rgulation audiovisuelle, le mdia ducatif et la protection du jeune publicPP V Par consquent, la rgulation audiovisuelle ne peut intervenir sur les programmes ducatifs qu posteriori et seulement via des catgories juridiques bien tablies tel que notamment : - la protection du jeune public - la dontologie des programmes - la publicit et le placement de produit H,a S9La protection du jeune public au Maroc Principes gnraux::  Si la libert ditoriale est un droit, elle ne saurait s exercer au dtriment d autres droits tout aussi fondamentaux, tels que le droit du jeune public tre protg de tout ce qui risquerait de nuire son quilibre psychologique et sa sant mentale ou physique. La mission de la HACA est donc principalement de contrler, aprs diffusion d un programme par un oprateur, le respect des dispositions lgales, rglementaires et contractuelles en vigueur. `$<La protection du jeune public au Maroc Les textes juridiques==  Cette dmarche s inscrit en complment de loi fondamentale du Maroc, des traits internationaux qu il a signs et ratifis, de son code pnal, de la loi n77-03 relative la communication audiovisuelle, ainsi que des cahiers des charges des oprateurs, qui noncent les rgles et principes destins garantir la protection du jeune public dans les mdias audiovisuels. Ces derniers se rapportant principalement la grille des programmes, leurs contenus, aux heures de diffusion, l utilisation des signaltiques, au respect de la vie prive et de l anonymat des mineurs en situation difficile prsents l antenne et la mise en place d organes de suivi en interne (Commission Consultative de Dontologie des Programmes et Comit de Visionnage). VPsm5HLa protection du jeune public au Maroc Les principales dcisions du CSCAII  La dcision n 25-07, du 03 octobre 2007, ordonnant l arrt de la diffusion du spot publicitaire faisant la promotion de la gaufrette TAGGER : le rgulateur a consacr un principes jurisprudentiel clair et prcis, selon lequel les spots publicitaire ne doivent jamais contenir des scnes donnant aux mineurs un mauvais exemple de la manire de se comporter vis--vis de leurs professeurs au sein des tablissements d enseignement, ou bien encore, les inciter manquer au respect d envers le corps enseignant, notamment en utilisant des lments successibles d exploiter l inexprience et la crdulit des enfants et des adolescents et ce, en associant la consommation d un produit l insouciance de l tudiant. dP:n6HLa protection du jeune public au Maroc Les principales dcisions du CSCAII " Dcision du CSCA n 36-10, du 1er juin 2010, relative au non respect des dispositions rgissant la protection du jeune public et la couverture des procdures judiciaires dans l mission Bissaraha diffuse sur les services radiophoniques Radio plus Marrakech et Radio plus Agadir : Le rgulateur a considr que le fait de rveiller un enfant en situation difficile - ayant t victime d abus sexuels - de son sommeil une heure tardive sur insistance de l animateur, le soumettant, de surcroit, un interrogatoire et le poussant tmoigner et relater tous les dtails inhrents aux abus dont il a t victime, constitue une manire de ressusciter en ce mme enfant une souffrance psychologique ne desdits abus, exposant ainsi sa sant psychique au danger. LP' I_#ILa protection du jeune public au Maroc Le guide, une approche pdagogiqueJJ  Consciente ce sujet de l importance du contrle parental, la Haute Autorit a publi en 2006 un guide, l attention des diffrents intervenants concerns par la multitude des thmatiques potentiellement dangereuses pour le jeune public et la diversit des types d infractions (horaires de diffusion inadapts, dfauts d application de la signaltique, sous classification des programmes& ), qui pose la question de la gravit de la sanction et de l opportunit, pour certains types de dpassements, d une approche base sur le dialogue et l accompagnement au dtriment de la sanction. (SPRo7CLa protection du jeune public au Maroc Le groupe de travail du CSCADD  Pour adopter une dmarche constructive, le groupe de travail Protection du Jeune Public planche actuellement sur : La consistance et l origine du problme Les pistes de solutions Les actions concrtes promouvoir Les rles respectifs des diffrents intervenants (mdias, rgulateur, gouvernement, socit civile, parents& ) L ide maitresse est que le rgulateur doit rflchir aux moyens de s investir davantage dans l ducation aux mdias, sans outrepasser ses prrogatives. En effet, il faut se souvenir que : La protection du jeune public et l ducation aux mdias, sont avant tout un travail d quipe wP-P-PP]-PPwc@cc c  c  c ] f J$Le rle des rseaux : le cas du RIRM%%(Le rle des rseaux (gouvernementaux, de radiodiffuseurs, de producteurs, de rgulateurs, acadmiques, de la socit civile& ) apparat comme fondamental, comme le dmontrent les cas de la COPEAM et de l ASBU. Dans le domaine de la rgulation audiovisuelle par exemple, le RIRM s est rvl tre une plateforme privilgie pour : Un change plus fructueux de savoir-faire en matire de rgulation audiovisuelle entre les deux rives de la Mare Nostrum. Une comparaison constructive entre les diffrentes manires de faire en la matire. Une entraide mutuelle en vue de faciliter la transition vers la libralisation des secteurs audiovisuels des pays du Sud. En ce sens, le RIRM est considr par l ensemble de ses membres comme un puissant outil pour le dialogue mdiatique audiovisuel dans le pourtour mditerranen (et un exemple suivre dans d autres domaines) KZZIZZZZK  f fK2La Dclaration de rgulation des contenus du RIRM 33( Comme exemple des ralisations obtenues dans le cadre du RIRM, au regard de la protection du jeune public, il convient de citer la dclaration de rgulation des contenus, prsente lors de la 9me runion du RIRM Marrakech en novembre 2007, et adopte lors de la 10me runion du rseau qui s'est tenue Reggio Calabria les 2 et 3 octobre 2008. . Cette dclaration vise convenir de principes dontologiques communs auxquelles les instances de rgulation mditerranennes s engagent sensibiliser les diteurs de services, selon les attributions reconnues chacune d elles et, notamment, servir de rfrentiel supplmentaire pour un contenu dans les chanes de tlvision diffuses par voie satellitaire respectueux des valeurs et des principes prcits . N_ZZZ|,4c,  Plutt que de condamner ou d approuver l incontestable pouvoir des mdias, force est d accepter comme un fait tabli l impact significatif qui est le leur et leur propagation travers le monde et de reconnatre en mme temps qu ils constituent un lment important de la culture dans le monde contemporain (& ) Les systmes politiques et ducatifs doivent assumer les obligations qui leur reviennent pour promouvoir chez les citoyens une comprhension critique des phnomnes de communication . Dclaration de GrnwaldBZZI  0 C 0 0(  x  c $,h `}   x  c $i `  H  0޽h ? ffnk3juf80___PPT10.D`4r.'i0 'o